Bonsoir Sophie. Quelle seront vos dates de voyage à UKK?
Pour info, voici la question posée au centre de nature du parc et surtout leur réponse au sujet du spoofing:
I have read that GPS signal may be spoofed or not available in some part of Finland due to current geopolitical conditions. Of course, I have traditional orienteering equipment (compass, barometric altimeter) and paper map and know how to use them. Do you confirm GPS may be untrustworthy at times in the park or is this just rare occasions and most of the time it is dependable? The GPS signal spoofing/disturbances are quite rare and their duration is short nowadays in my experience - not a cause for concern. However, it is very good that you are comfortable with traditional orienteering equipment, because electronic devices and cold temperatures don’t mesh that well together.
Plutôt rassurant.
Pour répondre à ta question, j’ai acheté la carte du Parc UKK à Aventure Nordique.
J’utilise un étui à carte translucide d’un côté. Je vais le modifier pour qu’il évite de tourner autour de la cordelette quand je le porte autour du cou comme il le fait dès qu’il y a du vent.
Idem , j’utilise un étui à carte plastique que je met autour du coup pour les jours où il y a de l’orientation délicate (de nombreux jours ça peut être : suivre la rivière pendant 15 km auquel cas pas besoin de carte). Aussi je prépare des points avec les X,Y de la carte et des directions ( par exemple plein sud) là où je dois obliquer sans trop de raisons). Il faut passer l’étui sous la veste pour ne pas que le vent le fasse trop tourbilloner.
Merci pour le partage d’infos @tve1964 !
Nous y allons les dix derniers jours de Mars. Avec pour objectif le maximum de bivouac, mais peut etre se croisera-t-on dans un refuge!
Je viens de trouver la même carte. 1:50 000 suffit pour y voir assez clair et s’orienter?
@Etienne_Ferrer les points X et Y sont sur la carte pour t’indiquer quand tu veux faire des changements de direction?
Je pense que oui, c’est suffisant. Il faudrait 2 x plus de cartes avec une échelle au 1/25000.
J’utilise le site de l’IGN finlandais pour accéder à des vues détaillées :https://www.retkikartta.fi/?lang=en et je vais imprimer des pages pour quelques passages délicats que je veux avoir sur papier. La carte au 1/50K que j’ai achetée n’a pas moins de détails en termes de relief (courbes de niveaux), c’est juste que mes yeux ne sont plus aussi performants. C’est plus confortable.
En revanche, le site référencé ci-dessus contient toutes les nuances de représentation de la végétation. Dans certains secteurs, c’est intéressant. C’est pour cela que je pense prendre l’abonnement de 3 mois sur l’appli Maastokartat à 10€ pour avoir ce fond de carte (vectoriel) disponible en mode hors-connexion. Je dispose sur mon appli du fond OpenTopo , que je connais et apprécie d’habitude, mais je reconnais qu’il n’y a pas photo sur le niveau de détail et que ça me rassure de le prendre, au cas où j’en aurais besoin.
Vous avez compris que je ne vais pas sortir le GPS ou le Smartphone très souvent (si tout va bien). Comme Etienne l’indique, je prépare des tableaux par étape avec des waypoints contenant leur position écrite en UTM (c’est ce système de coordonnées qui est utilisé sur la carte au 1/50K). Je pense que c’est ce que voulait dire Etienne:
Aussi je prépare des points avec les X,Y de la carte et des directions ( par exemple plein sud) là où je dois obliquer sans trop de raisons).
Comme il l’écrit, dans ce parc, il n’y a pas besoin d’énormément de WPT (points de passage).
Je pense y ajouter un estimatif des temps entre WPT avec qq vitesses de déplacement. Je vais faire ça par étape prévue, même si on ne se privera pas de changer notre itinéraire en fonction de ce qu’on vit sur place.
J’utilise VisuGPX pour planifier mes aventures, et en créant des routes (et non pas des traces), les azimuts et la position UTM sont calculés et présentés sous forme de tableau.
Mes traces seront chargées sur le GPS et mon téléphone à partir du travail fait sur VisuGPX (ou EditGPX, plus précisément), y compris sur l’appli que j’ai mentionnée plus haut.
Pardon ce n’était pas clair.
Chaque carte dispose d’un système de projection pour passer des coordonnées angulaires (longitude et latitude sont des angles en degrés ) à des distances (X et Y sont distances en mètres) en considérant la carte comme une surface plane. Par exemple sur les cartes IGN françaises ce sont les traits bleus qui permettent de se repérer en utilisant les coordonnées X,Y.
Quand on connait le système de projection , qui est souvent mercator en europe et lambert en france ( proche du WGS84 ) mais attention ça peut changer et les différences près des pôles sont importantes voire gigantesques), on peut rentrer ces coordonnées de distance dans son gps en vérifiant que le système de projection est le bon pour viser quelque part. De plus , il est beaucoup plus intuitif de résonner en position X,Y (un peu comme à la bataille navale) quand on avance.
Comme tu le vois sur cette photo de la carte, le carroyage bleu est le plus dense. Il constitue le damier dont parle Etienne. 2cmx2cm soit 1 km x 1 km sur le terrain pour échelle 1/50k.
Sur les bords de la carte, la numérotation des carrés est visible en noir, qui respecte le carroyage UTM.
En Finlande la projection géodésique est EUREF‑FIN (réalisation finlandaise d’ETRS89) qui n’est pas exactement WGS84 (comme la France, qui utilise Lambert), mais elle est suffisamment proche (écart d’1m) ce qui permet de ne pas s’embêter.
Les coordonnées des cabanes sont affichées en bas de la légende de la carte.
axe X (Easting ou longitude, en bas ou en haut de la carte) le « N » est affiché sur les coordonnées des cabanes)
axe Y (Northing ou latitude, à gauche ou à droite de la carte) le « E » est affiché sur les coordonnées des cabanes)
la planche 35W (la lettre bizarrement absente du tableau VisuGPX), mais ça n’a aucune importance en randonnée compte tenu de la surface de la zone dans laquelle on randonne. On ne change pas de zone pendant la rando, même de quelques jours.
Bonjour Sophie,
Je connais très bien le parc Urho Kekkonen pour l’avoir sillonné à 7 reprises.
Pour les cartes ou GPS à avoir, tout dépend de ce que tu comptes faire comme itinéraire.
Dans le parc (sauf autour de kilopaa et de Saariselka), il n’y a pas de balisage. Les itinéraires classiques passent par les fonds de vallée donc la carte au 1:50 000 suffit. Mais vu que tu comptes bivouaquer, j’imagine que tu ne suivras pas les itinéraires classiques. Je te conseille alors les cartes Retkikarta à charger et imprimer car les détails de végétation et les micro reliefs sont plus visibles. Dans ces endroits par exemple, la progression (surtout avec une pulka) est moins facile que quand les lignes de cotes sont régulières. J’ai les scans faits en 2011 à disposition.
J’ai toujours la zone de l’étape dans mon porte-carte et je navigue à la lecture du relief avec confirmation au GPS ce qui me permet de facilement me positionner sur la carte (pas de report nécessaire en fonction des coordonnées dont je ne me préoccupe jamais et de l’altitude). C’est très confortable mais chacun a ses habitudes et ses préférences. J’ai la boussole mais ne m’en suis jamais servi.
Le GPS lui seul peut suffire, si on considère sa probabilité de tomber en panne quasi nulle. Mais la carte est plus pratique pour prévoir l’étape et éventuellement envisager un autre cheminement en cours d’étape si les conditions ou les motivations l’impliquent.
J’enregistre ma trace ce qui permet de savoir par un rapide coup d’œil , si j’ai tourné en rond (expérience de nuit sans voir les étoiles, en plaine, volontairement sans regarder le GPS pendant 15 mn) ; si je m’écarte de la direction souhaitée ; à quelle distance je suis du refuge (pour rassurer mon épouse !) ; pour viser les cols entre deux sommets ou les sommets eux-mêmes (si je ne les vois pas à cause de la végétation ou la météo). J’utilisais mon Garmin Etrex avec cartographie Topo Finlande mais l’écran devenais illisible et je suis passé au smarphone appli Iphigenie avec cartographie Opentopo. Le smartphone consomme plus, il faut donc plus d’autonomie batterie (l’an dernier une powerbank de 25000mAh a fait l’affaire pour 8,5 jours, GPS, un peu de tel et sms + consulte météo, peu de photos car j’ai un appareil pour ça).
Salut @pat ,
Merci pour ces informations précises ! Je vais essayer d’imprimer des cartes plus détaillées en amont. Je pense que je fonctionne plutôt comme toi (gps pour vérifier la position et carte pour voir l’itinéraire etc).
Tu mettais quand même une trace dans ton GPS?
Et si je comprends bien, tu utilisais ton téléphone comme GPS? Pas de problème de batterie lié au froid? De type le téléphone qui s’éteint dès que tu le sors, ou ce décharge très vite…La batterie externe a suffit pour le garder chargé pendant toute la durée du séjour?
Et la dernière question: où avais tu acheté la batterie? J’en an avais une 20000mha acheté chez boulanger mais elle n’était pas fiable… pas terrible en randonnée !
Bonjour Sophie,
Oui j’utilise maintenant mon téléphone comme GPS, c’est un crosscall core X5 qui a l’avantage d’être résistant et étanche ; sa batterie est de 4950mAh. Je l’ai en bandoulière autour du coup sous mon anorak ou ma polaire (en mode avion pour ne pas que mes organes soient irradiés). Pas de souci avec le froid quand je le sort pour le consulter (il regagne sa place au bout de quelques minutes). Le soir, sauf incident, nous sommes en refuge dons pas de problème non plus. Pour les bivouacs, je te conseille de le glisser dans ton sac de couchage. Évidemment, je l’éteins lorsque je n’en ai plus l’utilité.
Avant notre départ en raid, j’ai chargé toutes les cartes et les traces prévisionnelles.
L’an dernier la 25000 (535g) a effectivement suffit, je l’avais acheté chez Temu à environ 20€, pas de marque mais elle fonctionne toujours bien. Cette année comme nous partons pour une autonomie de 18 jours j’ai acheté une 50000mAh (572g) chez Manomano. Ça vient forcément aussi de Chine, il n’y a pas de lampe torche, ça tombe bien je n’en ai pas besoin. J’ai testé avant notre départ, ça à l’air ok.
Mon tel se décharge d’environ 25% pour 4 h d’utilisations, au pire (sur la base d’un facteur de « rendement » de 50%) je dois pouvoir le recharger 5 fois avec la 50000 ce qui me ferait entre 15 et 20 jours selon la durée des étapes. Malgré le poids, on va emporter aussi la 25000 pour plus de tranquillité et plus de souplesse pour les autres utilisations que le GPS.
Petit complément sur l’intérêt d’un appareil étanche : L’ayant contre sous ma couche de vêtement externe, il peut subir l’humidité lié à la transpiration. J’ai déjà vu un Samsung tomber en panne car la personne l’avait sous son KWay en randonnée…
Je vous expliquais que je partais dans une optique « lowtech » et que je reviendrai vous faire un RETEX.
Nous sommes partis 10 jours/9 nuits. J’avais loué un Garmin GPSMap 66i avec fonction « inReach » SOS et comm satellite. J’ai chargé la trace GPX de mon projet la veille du départ sur l’appareil loué.
Bilan factuel:
je n’ai pas allumé une seule fois le GPS.
la météo a été très variée: du ciel parfaitement dégagé au brouillard givrant, jour blanc avec neige sans visibilité. La température de journée entre -18°C et 0°C.
Nous avons suivi des itinéraires variés: de balisé (pas longtemps) à bien marqué/emprunté mais aussi des itinéraires totalement vierges (pas longtemps). Et aussi des itinéraires dans une zone assez reculée et très peu empruntée, principalement par des éleveurs de rennes en motoneiges.
Je me susi servi à 2 reprises de mon téléphone et de l’appli de carto finlandaise que j’y avais installée. Je me susi connecté 2 fois au réseau 4G pour récupérer des bulletins météo. Ayant eu un problème de rechargement de la batterie de mon appareil photo numérique à la moitié du séjour, j’ai fait des photos dans la seconde partie avec mon téléphone. Je l’avais configuré en mode économie de batterie (et avait "tué toutes les applis hors carto).
Je n’ai rechargé mon téléphone avec l’une de mes 2 powerbanks que le dernier soir, « pour assurer ».
Mon ressenti, ce que j’ai appris.
mon intuition que l’approche « lowtech » serait un élément important de l’expérience était juste. J’ai énormément apprécié la déconnexion et la quasi-éradication des soucis et contingences liées à l’électronique.
la pratique du déplacement à la carte/boussole permet une immersion dans le terrain /paysage à nulle autre pareille. On se met en état permanent d’attention. Ça n’était pas une pression car nous suivions la plupart du temps des traces (encore faut-l que ce soit la bonne).
le fait de ne pas suivre une trace préparée à l’avance est un gros plus.
a) parce qu’une trace préparée sur carte utilise les sentiers d’été qui ne sont pas nécessairement suivis par le premier à « faire la trace » et que les autres suivent ensuite.
b) parce que la parfaite conscience d’où on se trouve, de la topographie et la constant aller/retour entre ce qu’on lit sur la carte et ce qu’on observe permet de repérer des options intéressantes opportunistes alors que quand on a une trace, on s’y accroche, pas toujours pour le mieux (pour la raison en a) )
c) parce qu’il est fréquent que nous suivions des cours d’eau et que leur emplacement, leur praticabilité est variable entre années et au cours de la saison (avec variations rapides lors de changements météo). Idem pour les lacs/étangs.
Evidemment, même en navigant exclusivement à la carte, le fait d’avoir un GPS est tranquilisant. J’ai d’ailleurs sorti 2 fois l’appli carto pour me rassurer, même si ça ne m’a rien apporté d’utile dans les situations où j’étais. Cela m’a même plus gêné une fois car j’avais la trace et nous n’étions pas dessus. J’ai failli prendre une mauvaise décision de revenir vers la trace alors que ma lecture du terrain et des traces m’indiquaient de ne pas le faire.
l’orientation carte/boussole efficace et sûre ne s’invente pas. Il faut pratiquer. Je sais m’orienter depuis mon enfance (j’ai plus de 60 ans) et je me suis rendu compte que sans pratique, les petites erreurs (dans la rigueur de l’application de la método) reviennent plus vite et souvent après un temps sans pratique. Donc je suis persuadé que les personnes qui se disent « savoir utiliser une carte/boussole » mais utilisent désormais dans les faits exclusivement le GPS, placés dans une situation de matériel électronique inopérant et des conditions de météo/terrain difficiles, seraient vite stressées et perdraient leurs capacités à bien s’orienter. Après cette randonnée itinérante, je pense que mon approche me semble la plus sécurisante. Pour moi, c’est 1) la carte et 2) l’électronique.
la solution sur téléphone mobile comme complément d ela carte est à mon avis très bonne si on prend les précautions pour le mobile (et on en a a en général 1 par personne donc il y a une redondance). Sur SP, je conseille l’utilisation d’une appli finlandaise: elles utilisent la carto de l’IGN local, beaucoup plus précise. Sur ce terrain, les détails qu’on y trouvent peuvent jouer un rôle important, voire très important. Evidemment, si vous utilisez votre téléphone pour « suivre le point bleu » (comme le dit Régis dans son excellent podcast) sur une trace préenregistrée à suivre , tout peut suffire. Nous avons croisé 2 trentenaires français qui n’avaient que leurs téléphones respectifs avec une trace et une application qui affichait à peine les courbes de niveaux; ils ne voyaient pas l’intérêt d’avoir autre chose).
concernant les powerbanks, j’aurais dû suivre mon feeling et me contenter de celle que je possède, en veillant à la protéger du froid et de l’humidité. J’en ai acheté 2 aures (meilleures et plus légères. Je n’ai pas suivi les conseils (20000 mah) jusqu’au bout et me suis contenté de 10000 + 6000 mah et je n’en ai utilisé quasiment rien. Les autres personnes que nous avons rencontrées revenaient toutes avec des powerbank très pleines, ce qui me fait dire que nous consommons (achetons) pour nous rassurer au lieu de faire de réels discernements sur nos pratiques et nos besoins. Si quelqu’un me demandais mon avis, pour une navigation avec GPS/SmartPhone, je dirais de partir avec 2 petites batteries légères (pour la redondance) en faisant attention à la consommation (même si on utilise plus le GPS que moi: le GPS que je n’ai pas allumé tient plusieurs jours en mode expédition, donc même si je l’avais utilisé les jours où il y en aurait eu besoin, il aurait tenu les 10 jours sans recharge, j’en suis certain).
DISCLAIMER. Cet avis résulte de l’expérience que j’ai vécue pendant 10 j dans le parc Urho Kekkonen. Je ne prétends pas qu’il soit valable pour qui que ce soit d’autre, ailleurs et je ne donne aucun conseil à personne. Mon seul objectif est d’alimenter la réflexion d’autres personnes qui se poseraient ce genre de questions.