Conseil destination / itinéraire pour 10 jours ski pulka

Bonjour la communauté,

Tous mes voeux pour 2026 !
Avec mon mari, nous avons pour projet un jour de traverser le groenland en ski pulka. Nous sommes encore au début de nos aventures, pour l’instant nous avons fait 4 jours en ski pulka totale autonomie dans le jamtland en Suede, et une semaine de la Kunglseden mais en refuge (j’étais enceinte). On prévoit de partir pour un raid 10 jours en mars. Nous hésitons entre la suite de la Kunglseden, Urho Kekkoken, Sarek, ou Islande (peut etre trop engagé..). Sachant que nous n’avons pas encore fait de raid sans marquage, mais voulons justement améliorer nos compétences de navigation.

Auriez vous un conseil entre les différentes destinations? Bon terrain d’apprentissage par exemple, sans trop de risque, ou ceux à éleminer car demande beaucoup d’expérience?

Merci à tous,

Sophie

Salut.
J’ai fait l’an passé beitostolen - finse avant que ce ne soit piqueté (pareil mi mars) et c’était très bien et agréable.
Pas trop engagé et d’orientation de difficulté croissante.
J’avais fini par la traversée du hardanger, balisée mais si belle.
Au plaisir de discuter.
Etienne.

Merci Sophie pour tes voeux, que je te retourne et étends aux autres membres.

Je ne peux pas répondre car je n’ai pas (encore) l’expérience. Mais nous partons cet hiver à Urho Kekkonen et nous nous préparons à un raid de 9 jours en navigation traditionnelle intégrale (même si nous emportons un GPS) car la zone est exposée rouge aux perturbations du signal GPS en raison des tensions géopolitiques avec la Russie (le parc est frontalier de la Russie) et de la proximité de Mourmansk où les Russes ont leur base navale stratégique.
La navigation classique à la boussole + carte dans cette région est facilitée par du relief (visible en conditions correctes) et des points de passage « humains » cabanes, abris, etc. mais certaines parties boisées peuvent être tout de même compliquées.

Bonjour,

Le Sarek peut être difficile. Il y a des cabanes/refuges à l’Est le long de la Kungsleden, à l’Est sur la Nordkalotten. Mais dans le massif c’est essentiellement le vide et il faut compter plusieurs journées pour le traverser. Je commencerais par une autonomie où il y a des cabanes ou refuges en plan B pour se faire une expérience.

Il y a aussi de très beaux massifs en Norvèges : Setesdal, Hardengervidda, Skarvheimen, Jotunheimen… et pleins d’autres. En étudiant les cartes, il y a toujours moyen de prendre des chemins de traverse.

Bonne préparation
Xtof

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Bonjour

Pour vous entraîner à la navigation hors piste : pas de Kungsleden (balisage et refuges), le magnifique Sarek (pas de balisage, refuges au début et à la fin, au moins 3 jours au milieu sans refuge), le beau Padjelanta juste au-dessus du Sarek (pas de balisage, des refuges non gardés).
Je recommande le Padjelanta de Ritsem à Kvikkjokk.

On m’a dit que l’Islande c’est très aléatoire en enneigement (et pluie)…

A+
Lifou

Merci Tve ! Bien vu pour les perturbation GPS, nous en avions entendu parler. Sur quel itinéraire partez vous?

Merci Christophe et Lifou pour les conseils ! On va réfléchir :slight_smile:

Voir ici pour le brouillage GPS, un des meilleurs du genre :

Ca ne veut pas dire que le système de nav par sat ne fonctionnera pas, ça veut dire que la précision ne sera pas celle attendue.
Ces cartes sont établies à partir du brouillage perçu par les avions de ligne au niveau de l’ADS-B qui intègre l’estimation de la donnée de positionnement par sat. Du coup ça reflète la qualité du signal de navigation par satellite (GNSS)

Le site GPSJAM (idem pour les autres) ne mesure pas directement le brouillage.
Il déduit les zones problématiques en observant :

  • Le nombre d’avions rapportant une mauvaise précision GNSS
  • Leur concentration géographique
  • La durée du phénomène (agrégation sur 24 h)

Donc :
Ce n’est pas une mesure instrumentale, mais une analyse statistique basée sur les retours des avions.

Ces sites ne distinguent pas :

  • jamming
  • spoofing
  • dégradation naturelle du signal
  • problème avionique

Ca permet juste de repérer les zones où le GNSS est régulièrement instable mais ce n’est pas nécessairement une réalité relative au brouillage ou un « pas de GPS possible ». C’est une tendance. Donc le GPS ou autres systèmes de navigation par sat est à mon sens à emporter.

Donc si doute comparer avec estimation triptyque Carte/Boussole/Alti et cela avec ou sans brouillage ça reste un mini à avoir même quand on a un GPS ou ses cousins.

De plus si vous vous rapprochez de la zone frontalière avec la Russie bien lire ceci car il y a des restrictions au moins en Finlande.
Je pars le 2 février pour 1 mois tout au bout de la Finlande (croisement Finlande/Norvège/Russie - à l’est du lac d’Inari) justement sur la frontière russe, j’ai envoyé mon parcours prévisionnel aux autorités qui ont été très sympa et m’ont indiqué les zones qui posaient problème et alors les formalités à accomplir.
Voici la clé d’entrée qui ma permis de voir cela avec eux : https://raja.fi/en/border-zone-permit

Je partage totalement l’avis de Christophe concernant le Sarek.
Pour un profil débutant (ce que laisse entendre ton message, Sophie) ce n’est clairement pas le meilleur choix.

Connaissant Christophe dans la vraie vie et la solidité de son expérience, je peux te garantir que son point de vue est sérieux, réfléchi et ancré dans une véritable connaissance de ces territoires.

Le Hardangervidda, avec ses tempêtes parfois mémorables, reste un terrain d’apprentissage bien plus « sécurisé ». En cas de difficulté, des abris en dur ne sont jamais très loin, ce qui change tout. Dans le Sarek, c’est l’inverse : une fois engagée, il n’y a pratiquement aucune échappatoire, et la moindre erreur peut devenir très compliquée à gérer.

Le Hardangervidda est certes balisé, mais l’espace est tellement vaste que vous pouvez tracer votre propre itinéraire en parallèle, en vous appuyant sur vos outils de navigation. C’est idéal pour apprendre sans être fortement engagée.

J’aurai tendance à dire pour les connaître en hiver et en autonomie, les deux :
Le Hardangervidda te teste.
Le Sarek te juge.

Pour un premier séjour sans balisage, le Sarek n’est pas un terrain d’apprentissage : c’est un terrain d’exécution. On y va quand on maîtrise déjà la navigation, pas pour l’apprendre.

Ce n’est sans doute pas un hasard si tant de grands explorateurs ont choisi le Hardangervidda comme terrain d’entraînement, à commencer par un certain Amundsen. Il suffit de traverser le hall de l’hôtel de Finse pour s’en faire une idée.

Ce plateau offre, tout en ayant des points de replis :

  • des conditions météorologiques extrêmes proches des régions polaires,
  • une immensité blanche sans repères,
  • un terrain idéal pour tester matériel, techniques et résistance physique.

Effectivement, comme le dit Patrick (peut-être un peu flatteur à mon encontre :innocent:), l’intérêt du Hardangervidda (mais aussi les autres parcs avec des itinéraires balisés et ponctués de refuges) est qu’il offre de grands espaces pour s’échapper et faire sa trace tout en gardant des refuges à portée de spatules. On se prend alors au jeu d’enchaîner 2, 3 puis 4 voir plus, nuits de bivouac. Ce caractère progressif m’a beaucoup rassuré et permis d’apprendre sans griller des étapes.

Il y a en France aussi de magnifique lieu d’entraînement pour la navigation, l’enchaînement des bivouacs : le classique Vercors mais aussi les hauts plateaux du Massif Central (Aubrac par exemple) et d’autres. En termes de conditions de météo et de navigation, je crois que c’est justement sur l’Aubrac que j’ai rencontrées les plus difficiles (vents, visibilité limitée à ses bouts de spatules et aucun relief pour prendre des repères). Et contrairement à là-haut, rien n’y est vraiment organisé (même le téléphone peut être aléatoire). Avant d’explorer ces espaces scandinaves qui nous font tous rêver, cela vaut vraiment la peine d’aller s’y frotter.

Merci pour ces précisions.
Puisqu’on parle de précision, autant le faire tout de suite. (par rapport à cette remarque):

Donc le GPS ou autres systèmes de navigation par sat est à mon sens à emporter.

Même si je me prépare à une navigation « à l’ancienne », je pars avec 2 GPS (un Garmin InReach loué sur place et mon bon vieux Magellan) + mon téléphone.

Donc si doute comparer avec estimation triptyque Carte/Boussole/Alti et cela avec ou sans brouillage ça reste un mini à avoir même quand on a un GPS ou ses cousins.

Je prévois de n’emporter qu’une PowerBank de 10400mAh (+ des batteries multiples pour mon APN) et n’ayant pas l’expérience de la gestion des batteries par grand froid, je compte n’utiliser les GPS que ponctuellement ou en cas de gros problème d’orientation. Certainement pas en outil de navigation principal.

Nous ne prévoyons pas de rentrer dans cette zone.

Nous partons dans le parc Urho Kekkonen sur une boucle classique prévue sur 9 jours.
Il ne devrait pas y avoir d’énormes difficultés de navigation car une grande partie de l’itinéraire passe par des vallées/vallons. Il y a des « amers » et des équipements du parc assez nombreux, sans parler des traces des skieurs précédents (qui peuvent être aussi des pièges). Les défis que présente une expédition dans des déserts arctiques n’ont rien à voir, je pense. Mais si vous manquez d’expérience, c’est un bon endroit pour débuter, me semble-t-il.

@tve1964

Une limite de la location surtout sur un équipement qui est censé assurer la sécurité
Les systèmes GPS inReach ne sont pas des outils “friendly” d’usage. Ce sont des solutions complexes qui demandent un véritable temps de formation, même pour quelqu’un habitué à d’autres systèmes de navigation satellite. Il faut acquérir des mécanismes, des automatismes. En situation de stress, le cerveau perd 30 à 50 % de ses capacités de raisonnement, et la motricité fine chute fortement.

Avec des gants, c’est déjà compliqué. Déganté, c’est possible, mais en Laponie il faut connaître la règle des 30 secondes pour éviter toute gelure. Autrement dit : il faut anticiper ses gestes, et cela n’est possible que si l’on maîtrise parfaitement l’appareil. D’autant plus que l’ergonomie varie énormément d’un GPS à l’autre, rien n’est normalisé.

Peu importe le parcours envisagé : le froid, le vent (windchill) et une visibilité dégradée suffisent à transformer une manipulation “simple” en véritable difficulté.

La fonction inReach n’est pas un bouton magique
Pour utiliser correctement le SOS, il faut savoir :
• ce qu’il faut écrire ou transmettre,
• comment répondre au centre de coordination,
• comment donner une position exploitable,
• comment décrire la situation,
• comment rester joignable,
• comment gérer l’attente.

Dans une situation critique, ce n’est pas l’appareil qui pose problème, c’est l’humain. Il faut donc un processus clair, maîtrisé, répété, pour retrouver ses esprits et agir correctement. Sans automatisme, même le meilleur matériel devient inutile. (expérience du secours avec inReach c’est du vécu)

Un appareil adapté ne compense jamais un utilisateur non formé
C’est un point fondamental.

Un matériel durci, fiable, performant…
… ne sert à rien si l’utilisateur :
• ne sait pas s’en servir,
• ne connaît pas les menus,
• ne sait pas configurer les profils,
• ne sait pas envoyer un message préconfiguré,
• ne sait pas vérifier la cohérence de la position,
• ne sait pas gérer une perte de signal.

En conditions arctiques, la compétence prime sur la technologie.
Un équipement loué ne peut être considéré comme une redondance que s’il est parfaitement maîtrisé. Sinon, il devient une inconnue supplémentaire dans l’équation du risque.

Concernant le Magellan
L’idée peut sembler sympa, mais dans les conditions climatiques possibles, cet appareil n’est absolument pas adapté. Lui faire confiance relève d’une forme d’inconscience pour plusieurs raisons :

  1. Conception non prévue pour le froid extrême

Ces appareils sont pensés pour un usage grand public, en conditions tempérées.
Ils ne sont ni conçus, ni testés, ni validés pour fonctionner de manière fiable à –20°C, –30°C ou en dessous.
À ces températures, les composants changent de comportement et l’appareil devient instable.
Ce n’est pas systématique, mais c’est hautement probable.

  1. Limites des composants électroniques

Les composants internes (oscillateurs, mémoires, régulateurs, circuits RF) ne sont pas des versions “basse température”.
En dessous d’un seuil, ils dérivent, ralentissent ou cessent de fonctionner correctement.
Cela peut provoquer :
• erreurs de position,
• pertes de signal,
• comportements incohérents.

  1. Pannes logicielles induites par le froid

Quand les composants dérivent, le logiciel reçoit des données incohérentes.
Un appareil non durci n’a aucun mécanisme de correction.
Résultat possible :
• freeze,
• redémarrage,
• ou pire : position fausse sans avertissement, le scénario le plus dangereux.

  1. Absence de redondance logicielle et matérielle

Les appareils conçus pour le froid extrême disposent de :
• double acquisition,
• contrôle de cohérence,
• gestion d’erreurs matérielles,
• compensation thermique.

Les Magellan anciens n’ont rien de tout cela.
S’ils dérivent, ils continuent à fonctionner… mais avec des données fausses.
Les GPSMAP inReach de Garmin, eux, répondent à des normes militaires et environnementales très strictes. Ce n’est pas un hasard si, là-haut, la quasi-totalité des gens utilisent du Garmin.

À propos de la PowerBank
D’un point de vue sûreté de fonctionnement, c’est également problématique la stratégie prévue.

Une powerbank contient :
• une batterie (souvent LiPo, très instable au froid),
• une électronique de gestion rarement adaptée aux basses températures.

Le rechargement pose aussi question :
• Panneau solaire adapté ?
• câbles rigides ou cassants au froid,
• pertes importantes,
• temps de charge très long.

Les batteries LiFe sont plus stables et se rechargent mieux au solaire, mais l’électronique moderne (norme UN 38.3) intègre des protections thermiques qui se déclenchent largement au-dessus des températures rencontrées en Laponie.
Une seule batterie = roulette russe si elle doit assurer la sécurité.

Il faut donc lire les spécifications techniques pour connaître les limites thermiques.

Le froid implique :
• charge très lente,
• décharge très rapide.

Mettre l’effort batterie sur l’appareil photo n’a aucun sens en termes de sécurité.
Les batteries dAPN sont petites, faciles à garder au chaud sous les vêtements.
Entre 2 utilisation (prises de vue), il suffit d’une pochette étanche avec un dessicant pour éviter condensation et transpiration et donc retirer la batterie de l’APN et la ranger dedans.
Certains APN acceptent d’être alimenté par une powerbank ou un panneau solaire pendant la prise de vue. Les petites batteries d’APN se déchargent très rapidement du fait entre autres des moteurs (stab, autofocus…). Des doudounes et bandeau chauffant pour objectif existent, avec éventuellement une chaufferette USB, selon ton besoin photo c’est une solution qui marche (facile à trouver sur Aliexpress par exemple)

Je m’arrête là.
J’espère t’avoir éveillé à ces problématiques.
On peut en discuter plus en profondeur si tu le souhaites. Tu connais Christophe (on a parlé de toi récemment, de la pulka empruntée :wink: ) il pourra te transmettre mon numéro si tu lui demandes.
Ou tu peux me contacter en privé ici.

Ce n’est pas pour t’embêter que je te dis tout cela.
Je te partage simplement mon expérience professionnelle et personnelle de ces environnements exigeants.

Merci Patrick. Ta réponse est pour le moins très complète et très intéressante. Je précise quand même que nous prévoyons un raid de cabane chauffée en cabane chauffée. Je te contacte par MP.

De rien, et pourtant j’ai fait un effort :rofl:
Oui pour les cabanes, je suis au parfum par Christophe.

Hop rebond au vol :

Expérience perso du inreach par environ -25 et tempête dans le Sarek = panne sèche. Impossible de redémarrer, même après plusieurs heures sous tente, le gps calé dans la doudoune et près du corps…

Dès que je l’ai un peu exposé, il s’est arrêté net. Au début, redémarrage en boucle (au chaud contre moi) puis plus du tout.

Et là, quand c’est le dernier truc qui pourrait te sauver les fesses en solo, t’es pas trop heureux :smiley:

Tout cela est très intéressant. Je vais suivre les conseils, en particulier celui de prendre le temps de me former à l’appareil que je vasi louer avant d’être sur place (même si sur place j’avais prévu du temps pour le faire).
Mais je vais surtout prévoir cette randonnée en mode « low-tech ». Par là je veux dire que 1) mes décisions seront prises sans dépendance vis-à-vis de la technologie et 2) je vais essayer de la vivre vraiment hors connexion et contraintes techniques. En effet, j’ai expérimenté que nos outils électroniques, même quand tout fonctionne, viennent polluer l’expérience du voyage. Je voyage souvent à vélo et je l’ai vécu: la recherche de prises pour recharger, le panneau solaire sur le porte-bagage, la dynamo + boitiers USB, etc.
Je persiste à penser, peut-être à tort, que notre raid dans le parc UKK n’est pas du tout comparable à ce que plusieurs personnes ici ont réalisé et/ou prévoient de faire.
Pour prendre une métaphore marine: l’armement d’un bateau requis pour naviguer en zone de haute mer ou en côtier n’est pas le même. J’estime que notre projet s’apparente à de la navigation côtière.

  • Nous dormons en cabanes;
  • nous empruntons des itinéraires très classiques;
  • bien que la topographie empêche d’avoir du réseau téléphonique partout, notre itinéraire ne sort pas de la zone de couverture réseau mobile 2G et 4G (selon opérateur).
  • j’estime que la probabilité est faible que nous ayons tous les jours des températures inférieures à -15°C pendant la journée.
  • l’équipement que j’ai décrit répond à mon objectif de sécurité
  • Si je n’acceptais aucun risque du tout, je ne me lancerais pas dans ce projet.

Je reviendrais bien entendu vous partager mon REX à notre retour.

Bonjour,

Ravi que la conversation est continué ici, avec une dissémination d’élément passionnant et très instructif!
Nous décidons finalement de partir pour Urro Kekkoken (même si les éloges des parcs en Norvège, notamment le Hardengervidda, etaient très alléchant)

@Ans0ku je comprends de tes messages concernant le brouillage, que cela vaut quand même le coup d’avoir un gps sur cette zone?
Pour les batteries, que recommandes-tu comme materiel?

Concernant les cartes, quels sont vos conseils d’utilisation? pour proteger les cartes, pour les consulter pendant la journée ou autre…?

Merci encore pour vos conseils !
Sophie