Entre la mer de Barents (Kirkenes) et Ivalo durant le mois de février 2026

Bonjour à tous,

En février 2026, je me lance dans une nouvelle immersion hivernale au-delà du cercle polaire : un mois en solitaire et en autonomie totale à ski-pulka , avec pour objectif la quête du loup gris dans son habitat arctique.

L’itinéraire prévu : départ vers Kirkenes vers le 2 ou 3 février 2026, retour depuis Ivalo aux alentours du 26 ou 27 février 2026. L’idée n’est pas de traverser le lac d’Inari, mais de m’enfoncer dans les reliefs qui le séparent de la frontière russe, à la recherche de zones de quiétude propices à l’observation.

J’ai ouvert une page dédiée à l’aventure sur mon blog, qui servira de carnet de bord public avant, pendant et après l’expédition. Pour vous, c’est une invitation au voyage et à la contemplation, dès maintenant.

:link: Je vous invite à la découvrir ici :

Vous y trouverez la philosophie du projet, les préparatifs, et bientôt le suivi en direct via satellite ainsi que les galeries photo au retour.

Si l’appel du Grand Nord vous parle, n’hésitez pas à relayer l’info autour de vous. Un simple partage contribue à faire voyager ce projet.

Merci pour votre intérêt, et à très vite sur la page ou ici pour échanger,

Patrick

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bonsoir Patrick. Depuis plusieurs semaines je prépare ma balade hivernal 2026. Apres moult hésitations, je décide de joindre Kirkenes en partant de Alta via karasjok avec un départ fin février. Pourrait on échanger ? jeanber.nico@gmail.com

Oui bien évidement !
Je t’envoie un mail.

Bonsoir Patrick , votre projet m’intéresse et après en avoir effectué deux en hiver en laponie finlandaise, plus léger que le votre peut être mais de 1 mois et 3 semaines ,en autonomie ,une question me taraude. Est ce que vous allez suivre une ou plusieurs pistes pour ce trajet ou avez vous des passages hors pistes ? Votre tracé je l’ai fait de Naatamo à Nellim mais en été et la partie entre le lac Inari et la frontière russe est surement une des zones les plus sauvage de la laponie finlandaise. J’ai un projet en hiver pour cette zone passant par Nellim pour 2027. Bon voyage

Bonsoir Vincent,

Je pars sur la durée du mois de février.
Je ne suis pas une piste en particulier. Il y a des pistes pratiquées en été, des pistes de motoneige, du hors pistes. C’est ma construction par rapport au contenu de mon aventure.
Puis il y aura des moments où ma tente sera « camp de base » et je rayonnerai autour (observation et captation d’images).

Pour mes projets :
Je définis d’abord l’activité que je souhaite réaliser, en l’occurrence pour celui-ci : observer et photographier le loup.
J’ai donc recherché les zones où il est présent, puis construit un itinéraire qui traverse son territoire tout en me permettant de rejoindre Ivalo pour le vol retour.
J’irai chercher aussi les pistes de motoneiges frontalières indiquées sur les cartes, car les loups semblent apprécier les emprunter au regard des infos trouvées dans les ouvrages spécialisés à son sujet.

Pour cette préparation :
J’ai utilisé Basecamp de Garmin avec les images satellites (Birdeye) + GoogleEarth, puis les fonds de carte Finlande de Garmin, ainsi que les cartes OSM TopoMap. J’ai aussi exploité les fonds disponibles ici, qui sont très intéressants : https://kartat.hylly.org/.

Effectivement c’est ce que j’ai lu concernant l’aspect sauvage. Mais je ne peux rien affirmer car je n’ai pas la connaissance de toute la Finlande et je vais découvrir le lieu.

Nelim, je pense que je vais y faire un saut mais ce n’est pas un objectif en soit.

Autre chose au sujet des GPS, actuellement si on en croit ce site réputé en la matière, il y a du brouillage GPS dans le secteur. Donc les cartes papiers restent bien toujours d’actualité, le tout GPS pour de nombreuses raisons est un risque avéré :

Je ne serais pas sur spatules cet hiver, mais je te souhaite un beau voyage avec des conditions de saison ! :slight_smile:

À défaut de partir, je suivrais tes péripéties ^^

Ça ne me choque pas pour le brouillage gps, frontière russe oblige… évite de traverser, si tu ne veux pas poursuivre ton périple du côté de la Sibérie :smiley:

Bon voyage !

Mike - qui a vu le loup (et l’ours) au Yukon cet automne, et te souhaite les mêmes rencontres :slight_smile:

Mike,

Merci beaucoup pour ton message et tes encouragements, c’est très sympa !

Rassure-toi, je n’ai absolument pas l’intention de faire un détour côté Sibérie. J’ai quelques liens avec le pays, mais je préfère les cultiver à distance cet hiver :grinning_face_with_smiling_eyes:

Oui pour la frontière, mais tout est clôturé et balisé normalement.

Super pour tes observations au Yukon ! J’avoue que l’ours, j’y pense un peu moins. A cette période, il devrait être profondément endormi.
Mais le loup… c’est vraiment le graal de cette aventure. Je sais que c’est loin d’être gagné, mais c’est tout l’enjeu et la magie de cette aventure.

Je vous tiendrai au courant des péripéties via le blog et les réseaux.
A priori mon fils Viktor qui est Russe :wink: (double nationalité) tiendra le carnet de bord du blog à partir des messages que je lui enverrai via l’inReach.
Et n’hésite pas à me joindre sur l’inReach via l’interface Garmin si l’envie te prend d’envoyer un mot en direct vers le pays du père Noël ;-).

À très bientôt,

Patrick

Bonsoir Patrick ,merci pour la réponse et les données pour le GPS car je n’en ai pas l’habitude, je vais le regarder. Dans la forêt ou la neige peut atteindre 1m , si vous êtes en hors piste (avec pulka bien sur) avez vous une technique autre que celle de faire la trace sans la pulka pour revenir la prendre ensuite et avancer sur la trace, ce qui fait faire 3 fois le trajet et s’avère éreintant .?

Bonsoir Vincent,

Merci pour ta question très concrète, c’est exactement le genre de situation qu’on anticipe quand on prépare une aventure comme celle-ci.

Tu as tout à fait raison : en neige très profonde et hors-piste, tracter une pulka devient vite épuisant si l’on doit faire la trace à l’avance.

Alors, déjà, rassure-toi : 1 mètre de neige ne tombe pas d’un seul coup en Laponie en février. L’épaisseur évolue progressivement, ce qui laisse le temps de s’adapter.

Mon approche repose sur trois choses :

  1. L’anticipation du terrain : Je ne suis pas dans une logique de traversée linéaire, mais de rayonnement autour d’une zone précise, à l’est du lac d’Inari. Cela me permet de choisir des itinéraires en fonction des conditions, sans être prisonnier d’un tracé rigide.
  2. L’utilisation des traces existantes : Cette région est parcourue par les motoneiges des Samis et des gardes-frontières. Ces traces, même peu marquées, sont souvent « carrossables » et… appréciées des loups. Suivre ces passages permet d’économiser beaucoup d’énergie.
  3. L’équipement adapté : J’emporte une paire de raquettes pour les sections vraiment profondes ou techniques. Mais l’idée n’est pas de forcer : si la neige est trop épaisse, je modifie mon parcours.

Au fond, ma philosophie est simple : je suis dans l’adaptation, pas dans le rapport de force. L’environnement arctique n’est pas un adversaire à dominer, mais un partenaire avec lequel composer.

Je te renvoie aussi vers le Carnet de Bord de la Préparation (sur le blog), où je parle justement des trois axes de progression envisagés en fonction des conditions.

Voici un exemple vécu de ce dont tu évoques :

Bonne soirée,

Patrick

Bonsoir Patrick
Merci de ta réponse et je suis bien d’accord avec le fait de s’ adapter, s’intégrer le plus possible avec cet environnement, c’est ce que m’ont aussi appris les voyages que j’ai pu faire là bas.
Ce serait super d’avoir un retour après ton voyage sur ton tracé car je tiens vraiment à passer dans la zone Sevettijarvi, est du lac Inari, Nellim et Ivalo en 2027.
Bon voyage,bonne rencontre avec les loups qui à mon avis se produira dans ce secteur.

Bonsoir Vincent,

Pas de souci.
Sur la page « Carnet de Bord » de mon blog (voir plus haut), j’ai commencé à publier un état mensuel (Carnet de route) qui retrace ma préparation à l’aventure. Cette rubrique servira ensuite à partager le récit pendant le séjour, puis le débriefing à mon retour.

Grâce au site Garmin, il sera possible de suivre mon déplacement en direct, soit sur fond de carte, soit sur imagerie satellitaire. J’en reparlerai plus tard en donnant le lien d’accès. Tu pourras ainsi visualiser la trace de ma progression et zoomer sur les détails.

L’interface propose également un système de messagerie permettant d’échanger gratuitement avec moi. C’est quasi du live, juste le temps que ça passe par les serveurs et satellites. De mon côté, je bénéficie d’un forfait illimité inReach (Garmin Iridium).

Le loup est un animal méfiant, c’est le but du voyage, mais ce n’est pas encore gagné la rencontre. Mais je fais tout pour :wink: J’espère que je l’aurais au moins de loin en face de moi.. J’ai pour ça un 900 mm de focal disponible (objectif Sigma 150 - 600 mm * 1.5 du capteur APS-C).
Je l’avais embarqué précédemment au Dovrefjell pour les bœufs musqués et j’en ai été très content malgré son poids non négligeable.

Bonjour Patrick.
Nous ne serons pas loin cet hiver en visant le Cap nord soit 10°N plus haut que mon précédent voyage.
Je vois que tu utilises un sac où tu met ton duvet et ton matelas. J’ai déjà vu des norvégiens utiliser ça. Tu trouves que ça apporte un vrai avantage et que ce n’est pas galère à fixer sur la pulka ?
Bon périple :slight_smile:
Etienne

Bonjour Étienne,

On sera presque voisins, vu la distance d’ici :wink:

Les Scandinaves ont inventé deux choses que je trouve géniales et qui ont littéralement changé ma façon de voyager là-haut :

  • le sac pour le couchage,
  • et le sac pour rouler la tente avec ses arceaux déjà en place.

Dans les deux cas, c’est un gain de temps énorme.
Pour le couchage, j’utilise deux sacs de couchage + VBL, un matelas mousse et un matelas gonflable.
Imagine le temps économisé (rangement 1 par 1, gonflage, …) chaque soir et chaque matin ! Et en plus, ça se fixe très facilement sur la pulka.

Côté sécurité, tout est prêt en cas de problème pour se mettre rapidement à l’abri. Pas besoin de monter une tente en situation d’extrême urgence : c’est du « prêt à consommer ».

Je ne connais personne qui ait fait marche arrière après avoir essayé ce système. Si c’est le cas, j’aimerais justement comprendre pourquoi.

Lors de mes deux premiers voyages (Hardangervidda et Sarek), je ne l’avais pas adopté. Avec le recul, je me dis que ça n’aurait été que du bonheur.

« Petite » digression par rapport au sujet initial, mais là aussi, cela a transformé mon expérience là-haut.

Lors de ces 2 première expérience là-haut, j’étais équipé d’une tente géodésique VE25 de chez TNF. Depuis, je suis passé à une tunnel Xtrem Camp… de chez Helsport : un vrai confort, et surtout une sécurité accrue, avec une facilité de montage/démontage remarquable en solo.

Dans le même genre qui change tout la solution kitchen box ou tablette pour réchaud.
Et pour en finir le chaussons de bivouac :wink:

Le 18 janvier, je présenterai mon voyage.
J’y parlerai de mes conditions de vie là-haut et je montrerai le matériel spécifique que j’utilise, bien différent de celui de nos randonnées locales. Le matériel sera donc présent sur place.
Toutes les informations pratiques sont disponibles sur mon blog. Si des « voisins » d’ici souhaitent venir, c’est gratuit, on ne mange personne sauf le cassoulet. L’ambiance sera conviviale : nous sommes à la campagne, juste à côté de Castelnaudary.

Bonne aventure à vous aussi car je comprends que vous partez à plusieurs.
Patrick

Merci de ta réponse patrick.
Pour la tente j’avais l’an passé la tente simond d’alpinisme 2 places qui est parfaite pour une personne. Cette année nous avons investi dans une montain hardware géodésique 3 places. Elle est en effet dure à monter mais à 2 ça se fait très bien.
Ce qui me rebutait pour le sac contenant les affaires de bivouac était la prise au vent. Mais il semble accepté par tous. Je pense que je vais investir.
Nous sommes justement en réflexion pour faire une kitchen box. Les chaussons de bivouac font bien sur partie de l’équipement!
Habitant Toulouse je note la date !
Effectivement après mes 18 jours en solitaire l’an passé j’expérimente le voyage à deux :).
Merci des échanges (c’est dur de trouver des gens passionnés du même sujet).
Etienne.

Merci pour ton retour, Etienne.

La Mountain Hardware géodésique est effectivement une tente qui m’apparaît solide (jamais eu), je la perçois dans la même catégorie que la VE25 de TNF.
J’avais regardé les MH à l’époque où je me suis équipé de la VE25 en complément de l’Hymalia Hotel (TNF). Je ne suis pas sectaire :wink: même si j’ai eu dans ma vie beaucoup de produit de chez eux.
MH, TNF…ce sont des valeurs sûres (tentes), conçues pour les climats extrêmes, et elles l’ont largement prouvé à travers les expéditions qui les utilisent partout dans le monde.
Mais, à mon sens, les géodésiques, grandes ou petites, ont un point faible : leur montage compliqué, surtout en conditions météo difficiles, et encore plus si l’on est seul (regard sécurité). Le choix d’une tente, au-delà des matériaux (tissus, arceaux, fermetures, coutures…), reste, je crois, toujours un compromis : robustesse contre praticité.

Pour le sac de bivouac, la prise au vent est réelle (handicap, je ne le crois pas avec le retour aujourd’hui, mais j’ai eu cette « angoisse »), mais c’est aussi le cas pour le poids des équipements et bien d’autres éléments qu’on emporte. Je me dis que si la majorité des locaux ou habitués de ces contrées l’acceptent, c’est probablement que le confort/logistique et la sécurité compensent.
À mon sens, cela dépend beaucoup du terrain ; ici, dans les Pyrénées, sur le sac à dos, je reste plus que sceptique :rofl:

La kitchen box, je suis plus réservé même si elle me fait de l’oeil : ça ajoute du poids et de la rigidité. À deux, ça peut se justifier, mais il faut être sûr que ça ne devienne pas une contrainte.
Pour ma part, j’ai opté pour une tablette en alu avec pieds (ça ne glisse pas dans la neige), et cette année j’ai commandé la même en titane. L’idée reste d’alléger ce qui peut l’être sans compromettre la sécurité, et sans devoir réinvestir à chaque voyage.

Ton passage du solo au duo change forcément la logique d’équipement : ce qui est optimal seul ne l’est pas forcément à deux.
Mon premier voyage là haut, je l’ai fait à deux, avec un ami dont j’ai assuré toute la logistique et la progression, dans le Hardangervidda.
Aujourd’hui je préfère partir seul, pour de nombreuses raisons. J’envisage néanmoins un projet aux Svalbard et un autre au Groenland, mais là ce sera au moins à deux pour des raisons de sécurité (ours).
Ces projets sont prévus avec une personne du groupe, parfaitement autonome et expérimentée, rencontrée par hasard à Ritsem il y a plusieurs années, et depuis nous cogitons ensemble à ces projets et d’autres. Il m’a mis au packraft alors que j’étais rivé dans le fond de mon kayak ou debout sur le paddle. Et je dois avouer que je m’amuse comme un môme avec cet outil.

Donc l’expérience du duo, je ne l’ai pas vraiment, car la majorité de mes aventures, quel que soit le mode (kayak, paddle, vélo, SRN…), je les fais en solitaire. C’est pour ça que je serai intéressé par ton retour : tu as la double compétence et sûrement une expérience utile à partager sur ce sujet.

Super si tu peux être là le 18/01. N’hésite pas à venir me voir en personne, même si je suis en train de discuter avec les locaux, amis ou même l’un de mes fils: ici c’est un peu comme une grande famille, ça peut impressionner vu de l’extérieur, mais tu seras le bienvenu.

« C’est dur de trouver des gens passionnés du même sujet » : Oui pas simple car nous sommes éparpillés mais nous existons donc ne pas perdre espoir et le Forum d’Aventure Nordique est je crois un formidable outil pour ça. Merci à Régis de le maintenir depuis tant d’années.